OPINION. La vraie fracture de notre époque n’oppose plus la droite à la gauche. Elle oppose ceux qui croient que l’Etat peut tout réparer à ceux qui croient encore au marché, à la responsabilité individuelle et à la liberté d’entreprendre, écrit l’entrepreneur et ancien député du Parti vert’libéral neuchâtelois, Raphaël GrandjeanLe mot «extrême droite» sature le débat public. Il désigne désormais tout ce qui réclame de l’autorité, du contrôle migratoire ou de la sécurité. Quand un mot finit par tout désigner, il ne désigne plus rien. Et il évite surtout de faire ce que la politique exige d’abord, lire les programmes.Cette paresse serait pardonnable chez le citoyen pressé. Elle l’est moins chez ceux dont c’est le métier. Journalistes, éditorialistes, politologues de plateau répètent «extrême droite» comme un tic de langage alors qu’ils devraient être les premiers à vérifier si l’étiquette correspond encore à la marchandise. Leur seule raison d’être est la rigueur. Beaucoup ont pourtant remplacé l’analyse par le réflexe et se contentent de reprendre le qualificatif que le confrère utilisait la veille.Voir plus
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