OPINION. Deux dispositions de l’initiative sur la neutralité soulèvent de gros enjeux: la proscription de toute reprise de sanctions qui ne sont pas décidées par l’ONU et la cessation de toute coopération avec des alliances militaires. Au regard des intérêts sécuritaires, économiques et diplomatiques de la Suisse, tout nous pousse à voter non le 27 septembre, écrit l’ancien professeur René SchwokLe débat autour de l’initiative se perd trop souvent dans des considérations secondaires. Parmi ces diversions figure la proposition d’inscrire dans la Constitution que «la Suisse est neutre. Sa neutralité est perpétuelle et armée» (art. 54a.1). Mais que veut-on réellement consacrer par cette formule? Cette proposition ne peut être véritablement discutée tant que l’on n’a pas précisé si elle concerne le droit de la neutralité ou la politique de neutralité.Pour rappel, le droit de la neutralité est un ensemble de règles fixées par des conventions internationales, qui interdisent à la Suisse de participer à une guerre entre Etats tant qu’elle n’est pas elle-même attaquée ou menacée de l’être. Cela lui interdit non seulement d’envoyer des troupes, mais aussi d’autoriser le transit de troupes et d’armements étrangers sur son territoire. Mais il n’est pas nécessaire de mentionner le droit de la neutralité dans la Constitution, dès lors que la Suisse le respecte strictement depuis des siècles.Voir plus
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