OPINION. La culture scientifique ne dit pas comment voter. Mais elle permet de comprendre ce sur quoi nous votons. Sans ce socle, le débat peut glisser vers l’intuition, la peur, la croyance ou le dogme, écrit Benoît Dubuis, président de l’Académie suisse des sciences techniquesLes résultats PISA 2025 placent une nouvelle fois la Suisse au-dessus de la moyenne de l’OCDE. Nous pourrions nous en satisfaire. Nous aurions tort. Dans un monde où la technologie détermine toujours davantage notre économie, notre souveraineté et nos choix collectifs, être «meilleur que la moyenne» ne suffit plus. La vraie question est de savoir si nous formons assez de jeunes capables de comprendre le monde qui vient et assez de talents pour contribuer à le construire.Avec 501 points en sciences, la Suisse reste au-dessus de la moyenne de l’OCDE. Mais cette lecture relative masque une réalité plus préoccupante: un jeune de 15 ans sur cinq n’atteint pas le niveau minimal de compétences scientifiques. Ce constat rejoint celui du Baromètre de la relève MINT 2026 publié sous la conduite de la SATW. Douze ans après sa première édition, l’intérêt pour les disciplines MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et technique) n’a pratiquement pas progressé. Les stéréotypes persistent et les choix d’orientation restent fortement influencés par l’environnement familial et scolaire. Pourtant, l’intérêt augmente lorsque science et technologie deviennent concrètes et se relient aux grands défis de société.Voir plus
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