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Et si les émotions, plus que la raison, étaient seules à même de sauver notre peau?
LE TEMPS Écologie
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Et si les émotions, plus que la raison, étaient seules à même de sauver notre peau?

Publié le 02 September 2026 à 07:04
Auteur : Gauthier Ambrus

CHRONIQUE. Le déni collectif qui a empêché l’humanité d’empoigner à temps la question du changement climatique est sidérant. Et pourtant, en 1974 déjà, Romain Gary pointait les limites de notre rationalité pour œuvrer à notre bienQu’est-ce que c’est, au juste, le contraire du catastrophisme? Quelque chose entre l’aveuglement et un optimisme mal placé? Il manque un mot propre à la langue française pour décrire correctement le long déni collectif face au changement climatique dont les conséquences extrêmes se font toujours plus tangibles, d’un «mégafeu» ou d’une vague de sécheresse à l’autre. Peut-être n’a-t-on tout simplement pas le courage de l’assumer en lui donnant un nom.Sa nécessité n’apparaît qu’après coup, une fois qu’il est trop tard. Lorsqu’on se livre à l’amer constat que les incessantes mises en garde de la science et la démultiplication des signes avant-coureurs n’auront servi à rien. Et ce moment, c’est aujourd’hui, quand la sécheresse atteint la Grande-Bretagne et qu’un gigantesque feu de forêt s’est approché de Paris.Voir plus

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