OPINION. Le changement de la politique tunisienne doit s’opérer dans un cadre institutionnel efficient et stable, au risque de replonger le pays dans le chaos, écrit Imed Daïmi, ancien député tunisien et candidat à l’élection présidentielle de 2024La Tunisie traverse une période singulière. Le pouvoir donne l’image d’un système qui se prolonge sans parvenir à se renouveler. L’opposition demeure dispersée. L’économie s’essouffle. Une question gagne pourtant du terrain: que se passera-t-il ensuite?Le changement ne constitue plus la principale source d’inquiétude. C’est l’incertitude qui pourrait l’accompagner qui suscite davantage de craintes. Le souvenir de la période ouverte en 2011 reste profondément ancré. Elle a apporté des acquis importants, tout en révélant les fragilités de la transition et le coût des divisions prolongées. Cette peur entretient l’idée qu’un changement mal préparé serait plus périlleux que la poursuite d’un ordre déjà fragilisé. Elle contribue ainsi à le prolonger.Voir plus
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