Emil Ferris, sorcière bien-aimée: la bédéaste américaine présente sa première exposition monographique d’envergure en Europe, au Cartoonmuseum de Bâle
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Emil Ferris, sorcière bien-aimée: la bédéaste américaine présente sa première exposition monographique d’envergure en Europe, au Cartoonmuseum de Bâle

Publié le 04 August 2026 à 19:18

Pour dessiner «Moi, ce que j’aime, c’est les monstres», Emil Ferris a dû lutter contre la paralysie de son bras droit. Devenue célèbre à 55 ans, elle est considérée comme une figure majeure de la bande dessinée. Une exposition inédite présente ses sources d’inspiration, ses planches originales et ses projets. Rencontre avec une «sorcière» qui célèbre les «monstres» et leur pouvoir d’émancipation«Le stylo-bille, c’est ma langue, mon bras, mes yeux, mon radeau sur la mer… C’est tout pour moi!» Enfant, Emil Ferris a souffert d’une scoliose qui l’a empêchée de marcher. De son lit, elle a dessiné le monde. C’était à Chicago dans les années 1960. A la fête d’anniversaire de ses 40 ans, elle se fait piquer par un moustique et contracte une forme grave du syndrome du Nil occidental. Elle se réveille après trois semaines de coma, paralysée des jambes et du bras droit, son bras de dessin.
Petite fille loup-garou
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