CHRONIQUE. Les cours publics dispensés par des étudiants en grève devant leurs établissements sont une forme d’engagement fort dans la cité; mais ces universités populaires sont aussi une grosse galère pour beaucoup d’autresEn plein Quartier latin, épicentre des révoltes de mai 68, voilà que l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, le saint des saints académique français, qui a vu défiler Sartre, Nizan, Pompidou, et Aron ou Juppé aussi (mais pas Emmanuel Macron, qui aurait bien voulu), s’est mis en tête d’organiser des ateliers et des cours ouverts à tous, dans le cadre d’une université populaire. Au programme d’hier, vendredi, figuraient des «ateliers d’écologie queer», des conférences «pour de meilleures élections législatives et présidentielle», sur «penser la Révolution depuis les luttes paysannes» ou encore sur «le lien éthico-cosmo-politique chez Platon», parmi une vingtaine de sujets. Des cours de soutien sont aussi organisés pour les lycéens en physique, chimie, français, philo…A un jet de pierre, si on ose dire, la faculté de Censier aussi tente l’ouverture vers l’extérieur – au sens propre du mot, les cours ont lieu sur le trottoir. A l’autre bout du pays, à Montpellier, une coordination étudiante a également lancé une université populaire autogérée (particularité locale: les étudiants exigent la fin du partenariat avec TotalEnergies, qui depuis cette rentrée doit intervenir dans son mastère «Energies»). Sur les pavés, la classe.Voir plus
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