Quarante minutes suffisent au LEB pour relier les champs du Gros-de-Vaud aux rues de Lausanne. A travers les regards d’une conductrice et d’un pendulaire, ce voyage raconte bien plus qu’un trajet: il révèle les profondes mutations d’un territoire où la campagne et la ville se rapprochent chaque année davantageLe quai de Bercher est presque silencieux en ce jeudi de mi-juillet. Quelques voyageurs patientent à l’ombre de l’auvent, un vélo repose contre un banc, tandis que les champs de blé ondulent sous une légère brise. Rien ne laisse encore deviner qu’en moins de trois quarts d’heure, cette même rame débouchera au cœur de Lausanne, à travers les immeubles, la circulation et le béton.A 14h24, le Lausanne-Echallens-Bercher (LEB) s’ébranle sans précipitation en direction du Flon. Le voyage commence tout à l’avant de la rame, dans la cabine d’Aurélie Bosco. Lunettes de soleil vissées sur la tête, la conductrice balaie d’un coup d’œil les écrans qui s’allument devant elle. Un dernier contrôle, quelques échanges radio avec le poste de circulation, puis les portes se referment dans un discret signal sonore. «On y va!» lance-t-elle avec le sourire.Voir plus
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