En une semaine, le Kirghizistan a organisé le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai et accueilli les Jeux nomades, qui se sont terminés le 6 septembre. Un coup de force diplomatique qui tente de faire oublier la répression politique qui secoue ce pays d’Asie centrale, grand allié de Moscou.Il faut s’imaginer d’immenses plaines ceinturées d’encore plus immenses montagnes. Ou alors un lac si étendu qu’on n’en voit pas le bout: seuls des pics enneigés, qui traversent les nuages, dessinent l’autre rive. C’est dans ce décor majestueux à Issyk-Koul, en plein cœur du Kirghizistan, qu’étaient organisés les Jeux nomades. Du 31 août au 6 septembre, ce pays d’Asie centrale, qui partage 1000 kilomètres de frontière avec la Chine, a accueilli plus de cent délégations venues du monde entier pour s’affronter dans les disciplines ancestrales des peuples des steppes.Les combats de lutte se sont succédé à un rythme effréné, non loin d’une compétition de tir à l’arc à cheval. Les équipes les plus chevronnées d’Ouzbékistan, de Russie ou, de manière plus incongrue, des Etats-Unis, ont défié les Kirghizes à leur sport national, le kok-borou, où des cavaliers se battent pour une dépouille de chèvre qu’ils doivent déposer dans le but adverse. Selon les premiers chiffres disponibles, quelque 250 000 spectateurs ont fait le déplacement, dont de nombreux locaux, reconnaissables par leur traditionnel ak-kalpak, haut chapeau en feutre blanc.Voir plus
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