Les chemins de fer rhétiques relient Saint-Moritz à Zermatt, en passant par certains des paysages les plus photogéniques de Suisse. «Le Temps» a voyagé huit heures durant dans des wagons où les stéréotypes se font et se défontPour le visiteur de passage, Saint-Moritz donne l’impression d’être une boule à facettes d’opulence. De la gare jusqu’au centre-ville, les vitrines s’enchaînent. Louis Vuitton, Gucci, Miu Miu, Bulgari, Cartier, Saint-Laurent, Chopard, ou encore l’hôtel cinq étoiles Badrutt’s Palace devant laquelle est garée une Rolls-Royce Phantom. Du luxe et encore du luxe sur seulement 170 mètres le long de la Via Serlas. De quoi presque faire passer Verbier ou Crans-Montana pour des stations de sans-le-sou. Reste une légère impression de déambuler dans un village Potemkine, aussi vivant que les visons sur les épaules des quelques touristes estivaux.Pour trouver un peu de chaleur humaine, il y a le Chamanna Bar. La Calanda y coule à flots, la clope se grille en intérieur et la playlist est en Schwizerdütsch – pour les plus courageux, cherchez les titres 079 de Lo & Leduc ou Graubünda de DJ Mico en featuring avec Sandy et MC Tiramisu. A noter que le rade vend sa grande blonde 6,80 francs, des prix qui semblent bloqués en 2010. Saint-Moritz, terre de contraste, entre boutique Rolex et dive bar de saisonniers italiens.Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.