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Dans l’Himalaya, 10 jours après la terrible crue, un troisième rescapé est extrait d’un tunnel
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Dans l’Himalaya, 10 jours après la terrible crue, un troisième rescapé est extrait d’un tunnel

Publié le 05 September 2026 à 12:55
Auteur : Le Temps avec l’ATS

Un troisième survivant a pu être sorti du tunnel d'un chantier dans le nord du Népal après la dramatique inondation du 26 août. Une femme a aussi été retrouvée dans une maisonLes secours sont parvenus samedi à extraire un troisième survivant, de nationalité chinoise, des tunnels ensevelis du nord du Népal qu’ils explorent sans relâche depuis la crue meurtrière du 26 août dans l’Himalaya.«Une équipe de l’armée népalaise et de sauveteurs étrangers a réussi à sortir vivant un citoyen chinois, Luhaitao, qui se trouvait à 225 m à l’intérieur du tunnel (du chantier du barrage) de Trishuli-1», a annoncé l’armée sur un groupe de discussion en ligne partagé avec la presse. L’armée a diffusé aussitôt des images du miraculé assis dans l’hélicoptère qui l’évacuait, le corps maculé de boue et une veste militaire sur les épaules, avec à son chevet un médecin qui lui prenait la tension. «Son état de santé est en cours d’évaluation, les opérations de recherche et de secours continuent», a ajouté l’armée.
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Une femme aussi retrouvée
Les services du premier ministre ont par ailleurs annoncé samedi le sauvetage d’une femme de 64 ans, Chandrika Shrestha, retrouvée vivante dans une maison de la localité sinistrée de Betrawati. «Elle a été retrouvée inconsciente», ont-ils ajouté sans autre détail sur son état de santé, et évacuée par hélicoptère vers un hôpital de la capitale Katmandou.

A Katmandou, les secours viennent prendre Chandrika Shrestha, retrouvée dans une maison après l'énorme crue. Le 5 septembre 2026. — © IMAGO/Safal Prakash Shrestha / IMAGO/Anadolu Agency

Deux autres ouvriers extraits samedi
Vendredi, neuf jours après la catastrophe, les secours étaient parvenus à extraire sains et saufs deux ouvriers népalais – Sanjay Sah, 30 ans, et Kabir Maharjan, 45 ans – d’un autre tunnel, celui du chantier du barrage en construction de Trishuli-3, où ils étaient bloqués.«Nous étions au moins 40 ou 45» au moment de la crue, a raconté Sanjay Sah dans une vidéo publiée par un média népalais. «Je ne pouvais pas m’enfuir seul […] je leur ai dit à tous de courir. Je n’ai pas eu le temps de sortir».Juste après le désastre, les autorités népalaises avaient estimé à une centaine le nombre d’ouvriers susceptibles d’être bloqués dans ce tunnel. Depuis dix jours, des dizaines de sauveteurs népalais, assistés d’experts venus d’Inde, de Chine et de Corée du Sud, explorent sans relâche plusieurs de ces tunnels sur des sites de centrales hydroélectriques et de chantiers de barrages, ensevelis depuis la crue.
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Un «tsunami himalayen»
L’immense vague d’eau, de glace et de débris, causée par l’effondrement d’un glacier et de roches, qui a déferlé à la frontière du Népal et de la Chine, a fait dans les deux pays 1375 morts et plus 5600 disparus, selon les derniers bilans provisoires officiels.

A Trishuli dans le district de Nuwakot, Népal, 5 septembre 2026. — © NARENDRA SHRSTHA / keystone-sda.ch

Plusieurs centaines d’entre eux sont des touristes, des pèlerins ou des ouvriers étrangers. Sur les 1344 morts recensés au Népal, l’agence népalaise de gestion des situations d’urgence a précisé samedi que 269 étaient des femmes, 489 des hommes, 87 des enfants, le reste restant non identifié.
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Appel de l'ONU
Le ministre népalais des affaires étrangères, Shisir Khanal, a évoqué un «tsunami himalayen», avec des dégâts considérables. Vendredi, l’ONU a lancé un appel d’urgence pour collecter près de 50 millions de dollars pour subvenir aux besoins essentiels de 84 000 victimes privées de tout. «Le temps joue contre eux», ont souligné les agences onusiennes au Népal. «Les inondations ont emporté presque tout ce qui permettait aux survivants de vivre au quotidien».

L'armée amène des fournitures dans le district de Nuwakot, Népal, 5 septembre 2026. — © PEDRO PARDO / AFP

De nombreuses familles restent sans nouvelles de leurs proches disparus et continuent inlassablement à faire la tournée des hôpitaux, de la police et des autorités en quête d’information sur leur sort.
Le contrôle du côté chinois
A ce jour, selon l’autorité népalaise, seuls 96 corps ont été formellement identifiés et rendus à leur famille. Côté chinois, la crue a fait 31 morts et 531 disparus, selon un bilan diffusé vendredi par la presse officielle de Pékin.

Collecte de dons à Devghat, Népal, 5 septembre 2026. — © PEDRO PARDO / AFP

Les autorités chinoises ont maintenu un contrôle strict sur l’accès

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