Alors que les images impressionnantes des flammes ont accaparé l’attention en Gironde, les viticulteurs vivent en parallèle un été particulièrement sec. Les épisodes sont de plus en plus graves et de plus en plus fréquents. Un coup dur pour une filière déjà fragiliséeC’est sous un ciel sombre et quelques rares gouttes de pluie que Thierry Gaudrie descend de son engin agricole ce jeudi 30 juillet, avant 9h du matin. Mais ce vigneron au Château Villars, à Saillans, à l’est de Bordeaux, sait, pour suivre assidûment les prévisions météo, que l’orage n’est que passager. «Il aurait mieux valu que cela tombe sur les flammes», glisse le viticulteur, dont les plants de vignes se trouvent à plusieurs dizaines de kilomètres des méga-incendies qui carbonisent le département depuis plus d’une semaine. Il a bien entendu les discussions sur la peur que les nuages de fumée épaisse causés par les flammes ne donnent un goût de cendres à ses récoltes, mais il réfute tout risque.
Le Chateau Villars produits des vins de Fronsac. Thierry Gaudrie, vigneron à Saillans, le 30 juillet 2026. — © Lahcène Abib pour Le Temps
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