Dans son deuxième roman, de retour en Russie quinze ans après l’avoir quittée, Polina Panassenko brave les interdits familiaux pour retrouver la trace d’un aïeul déporté. L'autrice, qui vient de remporter le Prix littéraire «Le Monde», est à l'affiche du Livre sur les quais, à MorgesLa double culture ressemble parfois à ces palais des glaces qu’on trouve dans les fêtes foraines: un labyrinthe où chacun cherche son reflet face à des miroirs déformants. Grimaces bilingues, perspectives spatio-temporelles, familles décomposées, identités aux frontières troubles – c’est dans cette zone de contorsion littéraire que Polina Panassenko, également comédienne et traductrice, s’affirme en publiant A Voix haute.On peut voir dans ce retour au pays natal le pendant symbolique, le versant Est de Tenir sa langue (Ed. de l’Olivier, 2022), un premier roman remarquable et remarqué où l’autrice racontait ses déboires administratifs pour conserver la russité de son prénom en France et l’arrivée de sa famille à Saint-Etienne aux lendemains de la chute de l’Union soviétique.Voir plus
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