OPINION. L’Europe se réarme. Les discours se durcissent. La logique des blocs fait son retour. Partout. On nous explique qu’il faudrait choisir son camp, s’aligner davantage. Je défends au contraire une 3e voie pour la Suisse: celle de la neutralité, qui est aussi celle de la paix, écrit le conseiller national Jean-Luc AddorDans une Europe où chacun choisit un camp, il est plus nécessaire que jamais qu’un pays puisse encore choisir une troisième voie, celle de la paix. Depuis plus de deux siècles, la neutralité est l’un des piliers de notre politique extérieure. La Suisse a développé une diplomatie active, offert ses bons offices, représenté des intérêts étrangers et accueilli des négociations. Elle a pu le faire car sa position était prévisible et crédible.La neutralité est un outil au service de notre sécurité – et de la paix aussi. Cet outil, aujourd’hui, s’émousse. La Suisse s’aligne toujours plus sur l’UE et l’OTAN – et par-là sur les Etats-Unis. Les coopérations militaires se multiplient avec ces alliances belliqueuses. Sans effet sur la guerre, mais pas sur les Suisses qui en sont les seules victimes, les sanctions anti-russes placent notre pays dans le rôle dangereux de belligérant d’une guerre qui n’est pas la sienne.Voir plus
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