OPINION. Anticiper, investir, coopérer: voilà trois maîtres mots pour maintenir une production agroalimentaire en Suisse, malgré les conséquences du changement climatique en plaine et en montagne, écrit Jean-Daniel Heiniger, président du conseil d’administration de FenacoIl y a quelques jours, je quittais ma ferme au bord du Léman pour me rendre au siège de Fenaco à Berne. En traversant le Plateau, les champs jaunis, les rives des lacs plus basses et certaines forêts déjà aux couleurs d’automne donnaient une image très concrète de ce que vivent aujourd’hui les agricultrices et les agriculteurs.Sur mon exploitation, la question de l’eau n’est pas nouvelle. Nos prédécesseurs ont commencé, dans les années 1970 et 1980, à construire des réseaux d’irrigation. Aujourd’hui, nous mesurons la valeur de ces investissements collectifs. En arboriculture, le goutte-à-goutte s’est largement généralisé et permet d’utiliser l’eau de manière ciblée. Pour les céréales et les grandes cultures, l’irrigation reste bien moins répandue.Voir plus
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