La «guerre des entrepôts» qui oppose Kiev et Moscou depuis juillet vise désormais massivement les maisons d’édition. Les autorités ukrainiennes dénoncent un «génocide culturel» et rappellent les interdictions tsaristes du XIXe siècleToute la capitale le connaît: Petrivka, le marché aux livres à la sortie du métro Pochaina. Coincé entre une voie ferrée et une autoroute urbaine, l’endroit attire les curieux, surtout le week-end, en quête d’ouvrages récents ou anciens, de classiques et de littérature de gare la plus triviale, en ukrainien, mais aussi en russe. Dans la nuit de samedi à dimanche, un missile russe a ravagé le marché. Des dizaines de milliers de livres ont disparu dans les flammes.Près de dix millions d’ouvrages ukrainiens ont été détruits depuis le début de l’été, quand la «guerre des entrepôts» a éclaté. Ce duel de frappes à longue portée constitue une violente escalade très loin derrière la ligne de front. L’ONU s’est alarmée en fin de semaine dernière de la nette hausse du nombre de victimes, qui ont atteint un niveau record en juillet en Ukraine (au moins 437 civils tués et 2610 blessés).Voir plus
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