Accusée d’avoir tué ses trois enfants en 2023, cette mère américaine suscite un soutien public inédit. Une spécialiste de l’histoire criminelle et une psychiatre légiste analysent une tension ancienne sur la responsabilité pénale des mères infanticidesElles ont afflué par centaines devant la Cour supérieure du comté de Plymouth, dans le Massachusetts. Ces femmes vêtues de rose, mères pour la plupart, venaient témoigner leur solidarité à Lindsay Clancy lors de son procès, où elle est jugée pour le meurtre de ses trois enfants. Alors que le jury entamait ce vendredi son septième jour de délibération, après avoir indiqué à deux reprises cette semaine qu’il ne parvenait pas à rendre un verdict unanime, les rangs des soutiens se sont éclaircis. Mais sur les réseaux sociaux, dans l’attente tendue du verdict, cette affaire n’en finit plus de susciter commentaires et débats enflammés.Pourtant, ce cas ressemble à un infanticide «plutôt typique», estime Anne-Marie Kilday, professeure d’histoire criminelle à l’université de Northampton, qui a étudié les meurtres d’enfants par leurs mères de 1600 à nos jours, en Grande-Bretagne*. Ce qui la frappe ici, c’est la réception et le traitement public déclenché par cette affaire. «C’est devenu un sujet brûlant, aux Etats-Unis», souligne la chercheuse.Voir plus
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