Trois jours après le plus grand afflux de migrants illégaux de son histoire, Ceuta panse ses plaies et tente de calmer les tensions. Sur fond de situation très délicate pour Pedro Sánchez, le chef de gouvernement espagnol, critiqué de toutes partsCe samedi soir, dans le centre de la petite enclave espagnole de Ceuta en territoire africain, l’ambiance est électrique. Des militants du groupuscule d’extrême droite Nucleo Nacional, venus de toute l’Espagne, viennent jeter de l’huile sur le feu: ils ont convoqué une manifestation en face de la «Délégation du gouvernement», la représentation locale de l’exécutif dirigé par Pedro Sanchez.«Nous sommes venus à Ceuta pour la débarrasser de ses Arabes!», hurle l’un d’eux. Il est accompagné d’Alvise Perez, un eurodéputé accouru expressément de Madrid pour participer à «la guerre contre l’invasion». Aussitôt, ces paroles et leur présence suscitent des réactions d'indignation et de colère extrême de la part de centaines de personnes réunies, la majorité de confession musulmane.Voir plus
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