Dans le flot d’annonces, la présidente de la Commission européenne a confirmé vouloir faire du Canada le premier «pays associé de l’UE». Elle a aussi fini par hausser le ton face aux «ultranationalistes» et «antieuropéens». Mais reste critiquée pour son manque d’impulsions concrètesUn inventaire à la Prévert, avec un inévitable sentiment déjà vu. Sécurité, attaques hybrides russes, compétitivité, dépendance énergétique, migration, climat, intelligence artificielle, relations avec la Chine, droit des femmes ou encore souveraineté: le long discours d’Ursula von der Leyen, mercredi à Strasbourg, devant le Parlement européen, s’est mué en un catalogue de promesses et d’annonces, où il y avait à boire et à manger, entre amuse-bouches raffinés version trompe-l’œil et plats de résistance vaguement nourrissants. On y trouvait pêle-mêle: constats attendus, ambitions affichées et appel à l’unité, le tout avec un ton oscillant entre alarmisme et confiance en l’avenir.La présidente de la Commission européenne a d’ailleurs débuté son grand oral en citant Charles Dickens: «C’était la meilleure des époques, c’était la pire des époques» (Le Conte de deux cités, 1859), pour décrire une Europe à la fois plus forte et plus fragile que jamais. La suite de la citation? «Le siècle de la folie et celui de la sagesse; une époque de foi et d’incrédulité; une période de lumières et de ténèbres, d’espérance et de désespoir…», poursuivait l’écrivain.Voir plus
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