Ovation pour la production semi-scénique de l’opéra de Puccini, vendredi soir, sous le chapiteau du festival bernois. Le ténor franco-suisse était escorté par un chef tonique et inspiré, avec une Mimi au très beau timbre mais pas idéale pour le rôleBien sûr, le ténor franco-suisse Benjamin Bernheim était la vedette en cette soirée de gala au Menuhin Festival Gstaad, mais n’oublions pas le génie de Puccini. Mélodies amples et séduisantes, orchestration tour à tour luxuriante et chambriste, fusion ininterrompue des paroles, de la musique et de l’action: La Bohème – inspiré par le roman à succès d’Henri Murger Scènes de la vie de bohème – émerveille à chaque fois qu’on y retourne. On ne peut que verser une larme quand à la fin, Mimi s’éteint, au désespoir de son amant Rodolfo qui crie deux fois son prénom: «Mimi!... Mimi!»Le chapiteau à Gstaad n’est pas l’endroit rêvé pour une production d’opéra, mais depuis plusieurs années, le festival propose annuellement une version de concert conviant des têtes d’affiche et des voix de haut vol, le tout accompagné par l’orchestre «maison», le Gstaad Festival Orchestra. Il y avait foule, vendredi soir, pour cette Bohème «semi-staged» par un jeune metteur en scène zurichois, Fabio Rickenmann – disons qu’on était à mi-chemin entre une mise en scène et une mise en espace.Voir plus
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