Parti de rien, Avni Orllati a créé en trente ans un véritable empire dans le milieu de la construction. Récemment critiqué sur sa façon d’obtenir des terres agricoles, le grand patron affirme agir «dans un cadre légal strict». Il dénonce en revanche la lenteur des autorités qui prétériterait la construction de logements dans le canton de VaudIl est un des hommes les plus puissants du milieu de la construction. Démolition, construction, exploitation de gravières, décharges et depuis quelques années promotion immobilière, Avni Orllati a fait des terres vaudoises le cœur de son business. De jeune immigré du Kosovo à patron d’une entreprise de quelque 1300 employés, celui qui se présente comme un self-made-man est régulièrement visé par des polémiques. Fin juin une enquête de Blick affirmait que le groupe Orllati s’approprie des terrains agricoles réservés aux paysans au travers de sociétés regroupant des employés d’Orllati et des paysans. Le patron ne se cache pas de signer des conventions avec des agriculteurs pour récupérer le sable et le gravier des champs indispensables à la création du béton, puis d’y déverser des terres de déchets de chantier. Depuis son quartier général de Bioley-Orjulaz, où le turquoise des camions se décline sur les murs comme sur les ongles de la réceptionniste, Avni Orllati a choisi de s’exprimer dans Le Temps.Vous êtes en général plutôt discret. Qu’est-ce qui vous pousse à prendre la parole?Voir plus
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