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Avec «Girl», la star taïwanaise Shu Qi exorcise ses blessures d’enfance
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Avec «Girl», la star taïwanaise Shu Qi exorcise ses blessures d’enfance

Publié le 09 September 2026 à 17:13
Auteur : Norbert Creutz

Première réalisation de l’actrice Shu Qi. «Girl» est un film autobiographique sur les traces de son mentor Hou Hsiao-hsien. Dur, mais beauAprès la pause estivale, voici aussi l’offre en importations directes qui reprend du côté des salles indépendantes. Premier bénéficiaire de cette forme de repêchage du côté de Genève (Cinémas du Grütli) et Pully (CityClub), un film présenté en compétition à Venise l’an dernier: Girl, première réalisation de la superstar chinoise Shu Qi – 90 films en 30 ans de carrière! C’est le maître taïwanais Hou Hsiao-hsien, son compatriote et réalisateur de Millennium Mambo, Three Times et The Assassin, qui l’a encouragée à tenter l’aventure, avec le sujet qui lui tiendrait le plus à cœur. Après dix ans à tourner autour d’un traumatisme d’enfance, elle est enfin parvenue à lui donner forme. Et le résultat vaut le détour, tant ce film mémoriel est beau et sincère, même dans sa dureté, d’une manière presque plus sensorielle que narrative.C’est côté récit qu’on peut se sentir frustré, le film n’offrant que peu de repères auxquels se raccrocher, notre difficulté d’Occidentaux à reconnaître les visages asiatiques n’arrangeant rien. Mais passé les premières vingt minutes, qui entremêlent de manière opaque le présent d’une fillette et des scènes qui concernent la jeunesse de la mère à la campagne (chassée pour avoir «amené la honte sur la famille»), tout se clarifie.Voir plus

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