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Au Locarno Film Festival, des histoires de corps et de mort, entre suicide assisté et transidentité
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Au Locarno Film Festival, des histoires de corps et de mort, entre suicide assisté et transidentité

Publié le 09 August 2026 à 11:34
Auteur : Le Temps

En compétition internationale, deux films sont hantés par la mort. Mais là où l’Allemande Isabelle Stever raconte avec sensibilité dans «I Rarely Wake Up Dreaming» une quête intime sur fond de guerre en Ukraine, le Québécois Denis Côté ne parvient pas à nous émouvoir en filmant dans «Violence du corps de l’autre» une femme aidant les gens à mettre fin à leurs joursFuir la mort ou l’affronter? Cette question sous-tend deux longs métrages découverts dans la compétition internationale du 79e Locarno Film Festival. Dans Violence du corps de l’autre, le Québécois Denis Côté raconte le quotidien de Mira, une femme qui vit en marge de la société et assiste dans leur envie de mourir dignement des personnes qui se savent condamnées. Dans I Rarely Wake Up Dreaming, l’Allemande Isabelle Stever met en scène un couple queer confronté à une question morale lorsqu’Oleh, un jeune homme trans ukrainien ayant officiellement changé de sexe, va être appelé au front suite à l’invasion de son pays par la Russie.Le film de Denis Côté contient dans son titre ce dont il va être question: à l’aide d’un poison qu’elle dilue dans un verre d’eau, Mira accompagne des inconnus dans leur suicide; à chaque fois qu’elle laisse derrière elle un corps, elle a indirectement subi la violence de la mort. Le film d’Isabelle Stever annonce dans son titre, lui, une réalité: comment se réveiller avec des rêves alors que son pays subit une guerre qu’il n’a pas provoquée?Voir plus

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