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Au festival de La Bâtie, le très lettré Philippe Macasdar soumet Genève au jugement souvent cruel des écrivains
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Au festival de La Bâtie, le très lettré Philippe Macasdar soumet Genève au jugement souvent cruel des écrivains

Publié le 03 September 2026 à 15:53
Auteur : Alexandre Demidoff

Dans le jardin du Musée Ariana, le dramaturge genevois propose ce jeudi encore un portrait cubiste de sa ville, racontée à travers ses hôtes illustres, de Stendhal à Borges, en passant par Mary Shelley. Un exercice savoureux, quoique bringuebalantPassés la quarantaine, les Genevois peinent à jouir. A 20 ans, ils veulent l’aisance, voire la fortune. Ils épargnent, ils investissent, ils commercent. Et puis à 40 ans, ils se ratatinent de l’intérieur, tout en gardant fière allure à l’extérieur. Morale de protestant. Ce portrait joliment cruel est extrait d’Ecrire Genève, traversée d’une ville à livre ouvert, solo du Genevois Philippe Macasdar, directeur charismatique du Théâtre Saint-Gervais entre 1994 et 2018.Genève en mille lettres, celles de ses visiteurs illustres, de Stendhal à Romain Rolland, de Mary Shelley à Jorge Luis Borges. C’est la belle idée de Philippe Macasdar, ce lecteur toujours inspiré, qui sonde le passé comme l’archéologue dans l’espoir d’un vestige qui rendrait plus désirable le présent. Le décor que lui offre la Bâtie Festival de Genève est impérial, c’est le mot. Il déballe son butin de cartes postales sur la scène nue du jardin du Musée Ariana, grande comme une salle de bal. Dans son paletot bleu de passager de nuit – de préférence clandestin – il prête voix au cortège des ombres.Voir plus

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