Dans les années 1980, Vevey dominait le basket et comptait dans le football suisse. Depuis, les deux clubs historiques de la ville enchaînent les faillites, les luttes intestines et les relégations. Deux trajectoires parallèles qui pourraient bien provenir du même malElle est loin, la gloire d’antan. Sur les rives du Léman, seuls les anciens s’en souviennent, un goût doux-amer dans la voix. «Il régnait une ambiance magique à l’époque, remet Yves Débonnaire, 69 ans, formé au Vevey-Sports et milieu de terrain de l’équipe première de 1974 à 1985. L’après-midi, les gens se pressaient aux Galeries du Rivage pour voir Jim Boylan et le Vevey Basket tenir tête au Real Madrid en Coupe d’Europe, avant de passer au stade de Copet soutenir Vevey en Ligue A.» Quarante ans plus tard, les deux clubs phares de la région luttent pour leur survie.Au sud de la ville, le Vevey Riviera Basket (VRB) n’existe plus en tant que tel. Après avoir subi deux relégations administratives en troisième division en 2020 et 2024 pour insolvabilité, la formation locale a fusionné avec l’Union Lavaux Riviera – un club voisin et anciennement rival – afin de maintenir une équipe en deuxième division (LNB) la saison prochaine. Depuis sept ans, l’ancien joueur et agent immobilier Nathan Zana fait la pluie et le beau temps aux Galeries du Rivage: s’il a permis aux Jaune et Bleu d’éviter la banqueroute à son arrivée et qu’il a fait du VRB une vraie machine à talents sous l’égide des coachs croates Nikša Bavčević et Ivan Beram, le Franco-Israélien a plongé le club dans un abîme financier.Voir plus
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