CHRONIQUE. A l’instar de la péréquation financière entre cantons riches et moins bien lotis, le partage de l’eau est aujourd’hui un enjeu de solidarité confédérale, entre régions, entre villes et campagnes, entre agriculture et industrie, écrit Yves PetignatLe ministre chargé de l’Environnement ne marche pas encore sur les flots. Mais déjà, un peu prophète, il nous promet le partage des eaux. Ses services, a-t-il annoncé en ce début d’août aux médias du pays (LT du 07.08.2026), préparent «une stratégie nationale pour l’approvisionnement en eau. Elle visera notamment à une meilleure coordination intercantonale et, si nécessaire, à définir des priorités.» A défaut de pouvoir déclencher déluges et pluies rafraîchissantes, Albert Rösti, vient-il du moins de se rendre à l’évidence: cet été de canicule et de sécheresse aura été dramatique «notamment pour les agriculteurs». Lui qui, en 2019, comme président de l’UDC, appelait à «résister aux fanatiques du climat».Ce n’est pas encore une conversion fulgurante aux prophéties écologistes, mais peut-être un petit miracle. Plus vraisemblablement l’effet de la canicule. Ce printemps encore, au Conseil national, par la voix d’Albert Rösti, le gouvernement refusait une motion portée par tous les partis, à l’exception de l’UDC, exigeant «une stratégie harmonisée et nationale de la consommation d’eau». La raréfaction de celle-ci «entraîne localement des conflits et de nécessaires arbitrages entre différents usages», agriculture, services de sécurité, usines hydroélectriques, tourisme, relevait ainsi le Vert Christophe Clivaz. La motion a été acceptée contre l’avis du Conseil fédéral. Pour lequel cette affaire était de la compétence des communes et des cantons.Voir plus
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