L’ancien lauréat de l’émission Top Chef et désormais à la tête de plusieurs restaurants est visé par une enquête pour violences sur plusieurs de ses anciennes compagnes. Après 48 heures de garde à vue, il pourrait être mis en examen par un juge.Celui que l’on surnomme volontiers le «cuisinier des stars», Jean Imbert, va être présenté à un juge, a indiqué mercredi le parquet de Paris à l’AFP. Ce dernier peut décider de le mettre en examen dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de violences sur plusieurs de ses ex-compagnes.Au total, six d’entre elles ont été entendues par les enquêteurs et ont «toutes confirmé» avoir été victimes de violences ou de contrôle coercitif.
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Le parquet a retenu des charges au préjudice de deux d’entre elles, pour les faits les plus récents, qui auraient été commis entre décembre 2023 et novembre 2024. Ces dernières ont demandé que leur anonymat soit respecté.
Violences de différentes natures
La première plainte contre l’ancien lauréat de Top Chef, qui s’est depuis hissé jusqu’aux fourneaux du Plaza Athénée à Paris et du Martinez de Cannes, avait été déposée il y a un an par l’ex-comédienne Lila Salet, 35 ans, pour des faits remontant à 2012-2013. Elle avait notamment évoqué dans sa plainte des gifles récurrentes et une relation d'emprise.
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«Cinq autres anciennes compagnes ont été entendues, chacune a dénoncé des violences, de différentes natures», a ajouté le parquet, avec un «retentissement psychologique» évalué entre 25 et 30 jours pour chacune d’elles. L’organe de la magistrature précise que «les faits susceptibles d’avoir été commis au préjudice des quatre premières femmes apparaissent prescrits». Pour cette raison, l’ouverture de l’information judiciaire porte sur les faits et gestes décrits à partir de 2023.Après 48 heures de garde à vue, le parquet a donc ouvert une information judiciaire pour violences habituelles ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours, par conjoint ou concubin.«Le mis en cause conteste la qualification pénale des éléments reprochés», a précisé le parquet. À la mi-avril, le Plaza Athénée avait acté le retrait de Jean Imbert de ses fonctions managériales et exécutives au sein du restaurant.
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