Annoncée massive, la «vague» de migrants annoncée sur les réseaux sociaux pour ce samedi 15 août a finalement accouché d’une souris. Récit d’une journée tendue à la frontière avec Ceuta, où le Maroc a finalement agi comme le gendarme de l’Europe«On ne peut plus travailler comme ça», râle le chauffeur de taxi qui nous mène en ce petit matin du samedi 15 août de Tanger à Martil (Río Martín en espagnol), alors qu’il doit s’arrêter à un énième barrage de police en l’espace de quelques kilomètres. Depuis le début de la semaine, les provinces marocaines autour de l’enclave espagnole de Ceuta connaissent un quadrillage policier inédit. Car les autorités locales se préparaient à accueillir une nouvelle «vague» de migrants, à en croire les réseaux sociaux.A notre arrivée, peu avant 8 heures du matin à Fnideq (Castillejos en espagnol), la tension est palpable. Dans les rues quasi désertes de cette ville frontalière avec Ceuta – au Maroc, le stéréotype voudrait que les habitants du Nord se lèvent tard –, le bal des fourgonnettes de police et autres forces de l’ordre est incessant. «J’espère que je ne vais pas devoir fermer boutique aujourd’hui encore», grogne le gérant d’une des rares panaderías (boulangeries en espagnol) ouvertes à cette heure-là. Lors de la vague du 30 et 31 juillet, deux de ses employés ont disparu de la circulation. «Va savoir où ils sont maintenant», ajoute-t-il. A Ceuta? Au Maroc, parmi ceux qui sont retournés «volontairement» au pays? Morts? Impossible, pour l’instant, de trancher.Voir plus
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