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A Ground Zero, l'Amérique unie par l'émotion pour la commémoration des 25 ans du 11-Septembre
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A Ground Zero, l'Amérique unie par l'émotion pour la commémoration des 25 ans du 11-Septembre

Publié le 11 September 2026 à 15:32
Auteur : Le Temps avec l’AFP

Une grande cérémonie s'est déroulée ce vendredi à New York, pour rendre hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001. Donald Trump n'était pas présent mais s'est exprimé, tandis que ses quatre prédecesseurs se trouvaient sur placeCe vendredi, 25 ans jour pour jour après le drame retentissant, les Etats-Unis rendent hommage aux victimes des attaques du 11-Septembre avec, au cœur des commémorations, une grande cérémonie à New York, sans Donald Trump mais en présence de quatre de ses prédécesseurs. A Ground Zero, site des anciennes tours jumelles du World Trade Center, les proches des disparus procèdent à la lecture solennelle des noms des quelque 3000 victimes, dans un quartier sud de Manhattan bouclé pour l'occasion.«Chaque année, c'est une période très difficile pour nous, cette année d'autant plus parce que nous arrivons au cap des 25 ans», a témoigné auprès de l'AFP John Fila, pompier ayant participé aux sauvetages, s'exprimant lors d'une autre cérémonie un peu plus loin à Manhattan.Donald Trump, lui, a choisi de prendre la parole depuis le Pentagone, quartier général du ministère de la Défense, également ciblé ce jour-là par un avion détourné par des pirates de l'air de l'organisation jihadiste Al-Qaïda. «Nous n'oublierons jamais» et «c'est pour ça que nous nous battons aujourd'hui», a-t-il lancé, au moment où son pays est engagé dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient, contre l'Iran, très impopulaire auprès des Américains.
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L'Arabie saoudite prise à partie
A New York, alors que les prises de parole sont très cadrées, deux proches des disparus s'en sont pris violemment au micro à l'Arabie saoudite, d'où étaient originaires la majorité des pirates de l'air et le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, accusant les Etats-Unis d'avoir protégé le royaume. «Pendant 25 ans, administration après administration, y compris des dirigeants qui se tiennent aujourd'hui devant nous, ont choisi de protéger les Saoudiens plutôt que de se tenir aux côtés des familles du 11-Septembre», a lancé l'une d'elle, Terry Strada.Parmi les officiels, ont pris place le vice-président JD Vance ainsi que les quatre anciens chefs d'Etat encore en vie: les démocrates Joe Biden, Barack Obama et Bill Clinton, de même que le républicain George W. Bush, qui présidait le pays le jour des attentats. En bonne place figure aussi Zohran Mamdani, 34 ans, issu de la gauche du Parti démocrate et premier maire de New York à avoir prêté serment sur un Coran.
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L'ancien président américain Bill Clinton, l'ancienne première dame Michelle Obama et l'ancien président Barack Obama, de gauche à droite, lors de la cérémonie commémorative du 25e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, au Mémorial national du 11 septembre à New York, le 11 septembre 2026. — © OLGA FEDOROVA / AFP

Zohran Mamdani, catalyseur d'un ressenti anti-musulman
Après les attaques, les actes anti-musulmans avaient bondi dans la ville comme dans le reste des Etats-Unis. La police avait aussi renforcé la surveillance des communautés au nom de la lutte contre l'islamisme, à travers un programme désormais abandonné. En 2001, «il y avait bien sûr déjà une population musulmane à New York, mais elle était moins importante et n'avait pratiquement aucun poids politique. Depuis, la situation a considérablement changé, dans la ville comme au niveau national», observe le politologue Lincoln Mitchell auprès de l'AFP.Une évolution qui n'a pas empêché certaines voix conservatrices de demander que Zohran Mamdani n'assiste pas aux commémorations. Comme celle de Rudy Giuliani, maire de New York au moment des attentats - devenu par la suite avocat de Donald Trump - qui s'est dit «offensé» par la présence à Ground Zero du jeune élu. Une pétition, qui a recueilli plus de 100 000 signatures, accuse aussi Zohran Mamdani d'être associé à des personnes «dédaigneuses envers les institutions américaines ou insuffisamment critiques à l'égard des idéologies extrémistes», sans préciser lesquelles.

L'ancien président américain George W. Bush en discussion avec le maire de New York, Zohran Mamdani, lors de la cérémonie commémorative du 25e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, au Mémorial national du 11 septembre, à New York, le 11 septembre 2026. — © ANGELA WEISS / AFP

Devoir de mémoire
Membre de la petite formation des Socialistes démocrates d'Amérique (DSA), Zohran Mamda

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