Fondée en 1969, la société Ronin Primeurs, encore récemment parmi les leaders du secteur, cumule d’importantes créances, cinq ans après son rachat par un entrepreneur français. Le nombre d’emplois a fondu et certains fournisseurs doutent qu’ils soient remboursés. Le propriétaire se plaint de faillites en série parmi ses clientsDes dettes pour plus de 6 millions de francs. Des licenciements prononcés. Des salaires au moins partiellement impayés. Et du chômage technique pour des employés restants. Telle est la situation dans laquelle se trouve la société Ronin Primeurs SA, bien connue à Genève pour ses livraisons de fruits et légumes aux restaurants, hôtels et grandes entreprises publiques ou privées, comme les Hôpitaux universitaires de Genève qui servent jusqu’à 10 000 repas par jour.Le siège de la société se trouve à Vernier, sur une parcelle de la Fondation pour les terrains industriels, de droit public. Fondée en 1969, cette firme autrefois florissante a été rachetée en 2021 par Julien George, âgé de 41 ans. Le Français disait l’année suivante dans Le Temps être «né dans un frigo», avoir «besoin de toucher le produit, de voir des palettes, des camions, et d’entendre les bruits du chargement de marchandises». Il mettait en avant la bonne santé de sa société, une centaine de collaborateurs et 2300 clients actifs pour 700 livraisons par jour. En 2023, elle a vendu plus de 2 millions de kilos de marchandises d’après une vidéo. Selon nos informations, le chiffre d’affaires aurait tutoyé les 25 millions de francs. Dans ce secteur, les marges sont réputées faibles.Voir plus
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