A Finhaut, dans la vallée du Trient, une exposition retrace l’histoire du mythe helvétique qu’est le chalet et s’attarde sur sa fonction de halte ferroviaire. Une présence assumée pour séduire, au début du siècle dernier, les premiers touristes du chemin de ferC’est un avis de décès paru en 1984 dans Jusqu’au bout Rions, la gazette satirique de Monthey. Il y est écrit que l’Office fédéral des transports, la Commission fédérale des monuments historiques, l’Association des poètes chablaisiens, les sections canines et chats de gouttière de la Société protectrice des animaux et tant d’autres vénérables institutions «ont le regret de faire part du prochain assassinat de leur très chère et irremplaçable amie la gare de Monthey, lâchement condamnée à mort, à l’âge de 75 ans, par les édiles de la commune».Il est précisé que les obsèques auront lieu dans le silence le plus absolu, les grandes douleurs étant muettes. Cette annonce peut être vue et lue à Finhaut, à la Galerie Victoria précisément. Jusqu’au 13 septembre, le lieu accueille une exposition consacrée aux plus typiques de nos haltes ferroviaires, à savoir les gares-chalets à la facture architecturale bien particulière, qui tranche avec le paysage actuel de nos chemins de fer de plus en plus uniformisé et bétonné. Il en reste cependant quelques-unes, de ces élégantes constructions, des rescapées que l’on peut encore voir dans la vallée du Trient, dans les Grisons, en Gruyère, dans l’Oberland bernois.Voir plus
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