CHRONIQUE. Saboter les engagements internationaux et un paquet d’accords négociés des années durant, sur fond de rhétorique mensongère et de petits tours de passe-passe référendaires, voilà qui menacera précisément la stabilité, la sécurité et la prospérité dont nous pouvons, aujourd’hui encore, nous vanter, écrit Matteo Gorgoni, de l’association La Suisse en EuropeN’en déplaise aux agitateurs eurosceptiques et à leurs discours farfelus sur l’UE, celle-ci n’est pas – telle que je la vois – une machine à broyer les nations. Elle agrège une diversité de systèmes nationaux dans l’expression des intérêts communs. Tous existent, unis par le respect des valeurs fondamentales et par la gestion des défis collectifs. L’article 4 du Traité sur l’UE stipule d’ailleurs que l’Union respecte «l’identité nationale des Etats membres, inhérente à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles». L’intégration européenne ne balaie donc pas le visage d’une nation.La Suisse a malgré tout choisi la voie bilatérale, par crainte de fondre au contact d’une potentielle adhésion. Ce choix fut voulu – et motivé par la peur – par ceux qui refusèrent l’EEE en 1992. Ce sont les mêmes qui, dans le contexte des relations bilatérales ainsi obtenues, ressassent encore les vieux narratifs catastrophistes sur fond de lèse-souveraineté.Voir plus
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