Le grand passeur des ténèbres Jacques Finné propose une anthologie de nouvelles dédiée à la Venise fantastique. Où l’on plonge dans une lagune faite de bizarreries, d’orgies et de thrillers psychologiquesQui dit Venise dit (sur) tourisme. La terrible association colle désormais à la cité des doges, tant les images de paquebots hauts comme trois palais devant les frêles pontons vénitiens illustrent l’industrie touristique du siècle. Même lorsqu’il s’agit d’invoquer une Venise mystérieuse, vaporeuse, il est question de touristes.Ecoutons Dino Buzzati qui, dans sa brève nouvelle L’autre Venise (1958), nous intime l’ordre: «Observer le comportement du touriste.» On obtempère. L’auteur de K raconte les déambulations d’un touriste dans les calli (les rues qui suivent d’anciens sentiers) les rii terra, ou canaux comblés, et les campi, les places. Le visiteur se perd, «tourne à gauche et à droite», il a comme un vertige. Quand il demande conseil on lui répond avec «compassion et peut-être aussi un peu d’ironie». Puis Dino Buzzati susurre qu’au-delà de la Venise «officielle», il existe une cité «secrète et probablement interdite, imbriquée dans la première».Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.