OPINION. Fort de notre plongée dans «l’idée Suisse», nous avons la conviction que notre pays a bien plus de cartes en main que les détracteurs professionnels ne le répètent à l’envi, écrivent Patrick Nussbaum et André Crettenand, auteurs de «La Suisse face au chaos du monde», en réponse à un texte de l’ancien ambassadeur François NordmannA-t-on raison d’être optimiste? Dans un essai que nous publions ces jours – La Suisse face au chaos du monde, sous-titre: La prospérité menacée, vraiment? (Ed. Slatkine) – nous répondons par l’affirmative. Il peut sembler a priori téméraire de penser que la Suisse va s’en sortir dans ce monde agité par les passions mauvaises et menacé par les prédateurs de toutes sortes. Mais l’histoire du pays montre que nous avons toujours réussi à résoudre les problèmes les plus complexes et ce n’est pas parce que nous traversons une période difficile que la Suisse est perdue.Dans une chronique récente (LT du 01.09.2026), François Nordmann ne partage pas cet optimisme et nous le reproche. Il en veut pour preuve que l’économie suisse ne se porterait pas si bien. Les chiffres ne le disent pas. Récemment, le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) nous annonçait tabler sur une croissance de 0,9% pour 2026, avant une hausse estimée à 1,6% en 2027. Quant au baromètre conjoncturel du KOF, il a progressé à 106,7 points en août 2026, se situant au-dessus de la moyenne à long terme. Il y a bien sûr – nous ne sommes pas dupes – d’autres données qui sont moins optimistes. Mais faut-il toujours les isoler et en faire une bête à chagrin?Voir plus
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