OPINION. En appliquant les sanctions occidentales contre la Russie, la Suisse a soldé sa neutralité en 2022 sous la contrainte, et les Suisses semblent avoir compris qu’il n’était plus possible de revenir en arrière. N’est-ce pas incroyable et affligeant que le Conseil fédéral ne parvienne pas à le dire comme cela, écrit le journaliste François SchallerComme on pouvait s’y attendre, le débat en cours sur la neutralité s’est rapidement embourbé dans une incompréhension idéologique réciproque. Tentons d’introduire par réduction une lueur de réalisme dans cet embrouillamini. En dissipant pour commencer la confusion continuelle entre neutralité aux sens juridique et politique du terme.Acception juridique: non-participation aux guerres, égalité de traitement entre belligérants, pas de transit, pas de livraisons d’armes. En se souvenant tout de même que la Convention de La Haye, qui a fixé ces choses en droit international, remonte à… 1907. Or il est question aujourd’hui de guerre hybride, notion reconnue par l’UE et le Conseil fédéral. Elle inclut pleinement les sanctions économiques. L’Union européenne et les Etats-Unis sont en ce sens en guerre contre la Russie, avec leurs alliés dont la Suisse.Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.