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Mur, caméras, intelligence artificielle: à la frontière biélorusse bouclée par la Pologne, cinq ans après la crise
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Mur, caméras, intelligence artificielle: à la frontière biélorusse bouclée par la Pologne, cinq ans après la crise

Publié le 08 August 2026 à 05:59
Auteur : Le Temps

Le 8 août 2021, une crise humanitaire massive débutait à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, orchestrée par Minsk et Moscou. Cinq ans plus tard, Varsovie a construit un mur et supprimé le droit d’asile. Mais les migrants trouvent d’autres routes. Le récit des villageois d’Usnarz Górny«J’étais sortie du village pour voir ce qu’il se passait. Il n’y avait que des adultes. Ils étaient assis là-bas, sur la ligne de frontière… Ils avaient aussi un chat.» Les souvenirs de Krystyna Popczynska sont encore frais. Dans la cuisine de la maison familiale, au centre de laquelle trône un grand poêle en céramique, elle s’active pour préparer des boissons chaudes. Dehors, la pluie martèle les toits d’Usnarz Górny, à une centaine de mètres de la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. La sexagénaire poursuit: «Les Biélorusses avaient des fusils. Les Polonais? Rien. La nuit, ils cherchaient les migrants avec de grosses lampes torches.»C’est au bord de ce minuscule village qu’il y a 5 ans, le 8 août 2021, 32 Afghans qui voulaient entrer sur le territoire polonais étaient refoulés par les gardes-frontières biélorusses et locaux. Une pratique alors illégale au regard du droit international et polonais. «Ça a duré un mois», précise Helena Ejsmont, la mère de Krystyna, assise au coin de la table à manger. Du haut de ses 92 ans, elle se souvient des visiteurs venus prendre le café ici, pour faire des reportages ou des maraudes. Aimantée sur le frigo, une photo de l’époque montre son arrière-petit-fils qui pose avec une journaliste. Usnasz Górny avait alors concentré tous les regards.Voir plus

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