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L’origine des «Africains libérés», esclaves débarqués sur Sainte-Hélène au XIXe siècle, se précise
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L’origine des «Africains libérés», esclaves débarqués sur Sainte-Hélène au XIXe siècle, se précise

Publié le 16 July 2026 à 18:00
Auteur : Le Temps

Des milliers d’Africains, tirés des cales de bateaux négriers, ont été enterrés sur l’île de Sainte-Hélène entre 1840 et 1863. Des analyses scientifiques sur leurs ossements et les archives historiques permettent de retracer en partie leur histoire tragiqueSainte-Hélène, île perdue au milieu de l’Atlantique Sud, à environ 1900 kilomètres à l’ouest de la côte africaine, au niveau de l’Angola, mesure à peine moins de la moitié du canton de Genève. Et pourtant, elle fut au centre du tracé sordide du commerce transatlantique des esclaves, qui a perduré jusqu’à la fin du XIXe siècle. Au moins 12 millions de personnes ont été arrachées à leurs terres et déportées de force sur le continent américain. Une personne sur six environ mourait lors de la traversée vers l’Amérique, à cause des maltraitances, du manque d’eau et de nourriture, et des maladies.La plupart des bateaux négriers faisaient escale à Sainte-Hélène. Après l’adoption de la loi sur l’abolition de la traite des esclaves par le parlement britannique, l’île change de statut. A partir de 1840, la Royal Navy utilise Sainte-Hélène comme port d’attache pour intercepter les navires impliqués dans ce commerce et débarquer les Africains ainsi «libérés» («Liberated Africans» en anglais). On estime à environ 27 000 le nombre de ces individus arrivés sur l’île entre 1840 et 1863. Près de 8000 d’entre eux, des hommes, des femmes et des enfants, sont morts à Sainte-Hélène où ils ont été inhumés. Parmi les survivants, quelques centaines se sont installés sur place et beaucoup d’autres ont été envoyés vers des colonies britanniques.Voir plus

Ce sujet parle de : commerce
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