L’ouverture d’une deuxième procédure pénale visant Claudio Zali, conseiller d’Etat démissionnaire, secoue la classe politique tessinoise. En parallèle, les analyses toxicologiques de la femme retrouvée morte dans le lac Ceresio, révèlent «une alcoolémie très élevée ainsi que la présence de benzodiazépines».Le Tessin est dans tous ses états. Mercredi en conférence de presse, le Conseil d’Etat, Claudio Zali en moins, a annoncé retirer le département du territoire au ministre absent. La veille, les ministres appenaient via la presse l'ouverture d’une procédure pénale par le Ministère public (MP) à l’encontre de Zali pour des infractions contre l’intégrité sexuelle remontant à plusieurs années. La présomption d’innocence s'impose, mais le gouvernement a jugé qu’il s’agissait «d’un pas dans la bonne direction pour préserver la crédibilité des institutions».Réuni en séance extraordinaire mardi, le Conseil d’Etat a donc demandé à Claudio Zali de quitter immédiatement sa fonction à l'exécutif – sans attendre jusqu’à la fin septembre comme prévu, suite à une série d’affaires – et a réitéré sa demande mercredi. Ne pouvant l’y obliger, son département lui a été retiré et sera géré par Raffaele De Rosa, directeur de la Santé. La présidente du Conseil d’Etat, Marina Carobbio, a voulu rassurer la population en ce «moment difficile» quant au bon fonctionnement des institutions, réaffirmant que «la violence de genre est un thème central pour le gouvernement».Voir plus
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