Le 7e art s’est, depuis ses débuts, intéressé à la représentation des grands événements historiques. Dans les années 1970, Marc Ferro a imposé l’idée que chaque film dévoile «une réalité non visible aux historiens»Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que le cinéma s’intéresse aux grandes figures et événements historiques. En 1897, moins de deux ans après la première séance publique du cinématographe des frères Lumière, Alexandre Promio, l’un des plus prolifiques opérateurs au service de Louis et Auguste, réalisait deux petites bandes mettant en scène l’empereur Napoléon. L’année suivante, il racontera une douzaine de moments de la vie du Christ.En 1897, Promio tournait également Néron essayant des poisons sur des esclaves, 50 secondes montrant l’empereur romain, connu pour sa cruauté, s’amuser – tout est dans le titre – à assassiner des esclaves ne pouvant refuser ses ordres. Ce court métrage est considéré comme le premier péplum de l’histoire du cinéma, un genre qui sera souvent un moyen de s’emparer du passé pour en faire une métaphore du présent.Voir plus
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