OPINION. A Genève, les secteurs confrontés à une pénurie de main-d’œuvre ne peuvent durablement compter sur le seul recrutement à l’étranger. Celui-ci doit rester un complément, non un substitut à la formation locale, écrit l’ancien directeur de la HES-SO Genève François Abbé-DecarrouxA l’heure où les entreprises genevoises s’apprêtent à faire leur rentrée, elles ne manqueront sans doute pas de se réjouir du rejet, en juin dernier, de l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions». Ce résultat a confirmé l’attachement de la population à une économie ouverte et à un accès fluide à de la main-d’œuvre étrangère, ingrédients indispensables au développement des entreprises et à la prospérité du pays. Pourtant, cette réalité indiscutable ne doit pas masquer une autre évidence: avant de chercher les compétences à l’étranger, encore faut-il se donner les moyens adéquats de les former ici, tout particulièrement en situation de pénurie.La Suisse a bâti une part importante de sa réussite économique sur un modèle unique: une formation professionnelle fortement ancrée dans les entreprises. Pour ces dernières, l’apprentissage dual constitue un investissement en capital humain qui leur permet de former leur relève et de disposer des compétences dont elles ont besoin aujourd’hui et surtout dont elles auront besoin demain.Voir plus
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