Au Festival international du film alpin des Diablerets, la violoncelliste Sara Oswald donnait rendez-vous à un alpiniste disparu. Sous son archet, Erhard Loretan quittait la légende pour retrouver une présenceDans une interview accordée à The Alpine Journal, Erhard Loretan confiait: «Je crois que nous étions jeunes, amoureux de l’escalade. Quand on est amoureux, on est prêt à tout; ce n’était pas un sacrifice.» L’amour guide tout; le reste n’est que folklore. Sara Oswald ne le contredirait sans doute pas. Elle a écrit une véritable déclaration d’amour à cet alpiniste qu’elle n’a pourtant jamais rencontré.Aux Diablerets, l’ombre d’Erhard Loretan planait sur les sommets. Lui qui était venu raconter ses ascensions à plusieurs reprises, aux côtés de Benoît Aymon, directeur artistique du festival, revenait symboliquement sur cette scène vendredi soir. Avec Loretan et moi, un spectacle créé l’automne dernier, Sara Oswald ne porte pas une biographie au théâtre. Elle y fait naître un roman, où une vie, deux vies se recomposent au fil de sa musique, de sa voix et des silences.Voir plus
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