Firmes étrangères et trusts sont pointés du doigt par un rapport de la Confédération. En matière de financement du terrorisme, une lacune dans la surveillance des fondations et des associations est constatéeCent neuf pages publiées uniquement en allemand. Il en faut moins pour décourager la majorité des francophones de ce pays de lire le dernier rapport sur les risques de blanchiment d’argent en Suisse, remis vendredi au Conseil fédéral. Le Groupe interdépartemental de coordination sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (GCBF), qui l’a réalisé, se concentre cette fois sur les personnes morales étrangères et les structures juridiques complexes, constatant qu’elles présentent un risque élevé. Ces entités «jouent souvent un rôle central dans les schémas de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme», écrivent d’emblée les auteurs. Les risques sont «nettement plus élevés» s’agissant des sociétés de domicile étrangères qui ne sont pas opérationnelles, appelées «coquilles». Un phénomène qui a été rendu visible aux yeux du public à travers des fuites de données révélées par la presse, comme les Panama, Paradise et Pandora Papers.
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