
Dix jours après la crise migratoire de Ceuta, Édouard Philippe a détaillé dans une tribune au Figaro trois mesures pour « reprendre le contrôle » de l'immigration : un « verrou Schengen » sur les régularisations massives, un dispositif de suspension du droit d'asile en cas d'« attaque hybride », et un régime de sanctions européen contre les passeurs. Mais que valent ces annonces face au bilan réel de son passage à Matignon, où sa propre loi de 2018 avait déjà buté sur les mêmes obstacles ? Atlantico a interrogé trois experts aux compétences complémentaires, un politiste spécialiste des moyens de l'État, l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, et un chercheur en sciences sociales au CNRS, pour démêler ce qui relève du programme sérieux et ce qui relève de l'incantation.
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