Huit candidats briguent la relève d’Antonio Guterres dans un contexte de crise du multilatéralisme. Pour Daniel Forti de l’International Crisis Group, les cinq membres permanents privilégieront un profil qui ne menace pas leur influence.Vendredi à New York, réuni à huis clos, le Conseil de sécurité de l’ONU a procédé à un second vote «indicatif» sur les candidats au poste de secrétaire général de l’organisation multilatérale. La Costaricaine Rebeca Grynspan avait gagné le premier. Pour le second, aucun résultat n’a filtré à l’heure où nous publions. Parmi les autres candidats, quatre femmes et trois hommes: l’Argentin Rafael Grossi, la Chilienne Michelle Bachelet, les deux Equatoriennes Maria Fernanda Espinosa et Ivonne A-Baki, la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett, l’Ougandais Olara Otunnu et le Sénégalais Macky Sall.«Il est encore trop tôt pour un consensus», a simplement déclaré à l’issue du vote le représentant permanent de la République démocratique du Congo (RDC), Zenon Ngay. Il incombe au Conseil de sécurité d’émettre une recommandation qu’il soumettra à l’Assemblée générale cet automne. Directeur des affaires onusiennes à l’International Crisis Group, Daniel Forti commente cette élection à la tête d’une organisation multilatérale malmenée.Voir plus
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