
Pendant près de trois ans, les témoignages faisant état de propos hostiles aux Blancs ou aux Français sont restés sans véritable traduction pénale dans l’affaire de Crépol. Ce délai n’interroge pas seulement cette enquête. Il éclaire une asymétrie plus profonde: voir du racisme là où il n’y en a pas ne coûte pas la même chose que ne pas le voir là où il existe. Pourquoi certaines accusations s’imposent-elles presque d’elles-mêmes, quand d’autres peinent encore à être simplement envisagées?
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