OPINION. Donner un nom sacré à une alliance liant la Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan ne lui confère ni cohérence stratégique ni légitimité politique. Son véritable test ne sera pas le camp qu’elle choisira en cas de confrontation, mais sa capacité à instaurer la paix, écrit le spécialiste de la Turquie Ihsan KurtL’accord portant le nom de La Mecque, l’un des lieux les plus sacrés des musulmans, s’est imposé récemment à travers une alliance militaire entre la Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan. L’une de ses formules rappelle l’article 5 de l’OTAN: «Toucher à l’un d’entre nous, c’est toucher à nous tous. »Mais donner le nom de «La Mecque» à une structure militaire ne lui confère ni caractère sacré ni cohérence stratégique. La question est de savoir quels objectifs politiques elle poursuit et, surtout, contre qui. Une alliance ne se mesure pas seulement à des signatures, mais à sa capacité d’agir collectivement en temps de crise. Or l’accord ne semble pas encore en disposer. Il doit néanmoins être replacé dans la recomposition géopolitique du Moyen-Orient, notamment face à l’Iran.Voir plus
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