Depuis juin, treize tonnes de matelas, de couvertures et de déchets ont été évacuées par la police municipale à Genève. Alors que commune et canton se renvoient la balle, les associations dénoncent un modèle basé sur la répressionC’est l’histoire d’une population que tout le monde croise, mais qu’infiniment peu connaissent. Elles et ils tendent leur gobelet à ras les godasses dans les rues Basses, ponctuent le trajet des «tpgéistes» entre Bel-Air et Plainpalais de quelques notes de musique, et le soir venu, parfois, s’étendent sous un auvent ou dans un parc sous des yeux bien empruntés et des airs pincés. Depuis vingt ans et l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne, la présence des mendiants roms dans les rues de Genève agite, au gré de campagnes électorales, de l’ire des commerçants et des déconvenues judiciaires des autorités.Progressivement au cours du printemps, le dossier, l’un des plus épais de la République, a refait surface sur les réseaux et dans les rames de tram, avant d’éclater, cette semaine, dans les médias locaux quand la centriste Marie Barbey-Chappuis a déclaré sur le plateau de Léman Bleu que la situation n’était «pas loin d’être hors de contrôle», en raison de «la multiplication des campements» dans l’espace public.Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.